Comment se déroule un transport exceptionnel ?
Un transport exceptionnel se prépare bien avant le départ du camion. Le niveau d’étude, l’itinéraire, les autorisations et l’accompagnement dépendent des dimensions, de la masse, de la marchandise et des difficultés rencontrées sur le parcours.
En France, les convois exceptionnels sont classés en trois catégories selon leur longueur, leur largeur et leur masse, la caractéristique la plus contraignante déterminant la catégorie. À titre de repère, la 1re catégorie couvre jusqu’à 20 m de longueur, 3 m de largeur et 48 t ; la 2e jusqu’à 25 m, 4 m et 72 t ; au-delà, le convoi relève de la 3e catégorie. Cette classification participe notamment à déterminer les conditions de circulation et d’accompagnement.
Tous les transports exceptionnels ne nécessitent donc pas automatiquement une voiture pilote. Certains convois de dimensions relativement contenues peuvent circuler sans véhicule d’accompagnement lorsque les règles applicables, l’itinéraire et l’autorisation le permettent. C’est ce que l’on peut appeler, dans le langage courant, un transport exceptionnel « classique » : la marchandise dépasse les limites habituelles du Code de la route, mais le convoi reste compatible avec un parcours maîtrisé et des conditions de circulation ne nécessitant pas de protection supplémentaire.
Lorsque le gabarit du convoi ou les difficultés de l’itinéraire l’exigent, un ou plusieurs véhicules de protection peuvent être imposés : véhicule pilote devant le convoi, véhicule de protection arrière, et dans certains cas une équipe de guidage. Leur rôle est de signaler le convoi aux autres usagers, de sécuriser sa progression et de faciliter le franchissement de points sensibles comme une route étroite, un carrefour difficile, un giratoire, un ouvrage d’art ou une zone où le convoi risque d’empiéter sur la circulation opposée.
L’étude d’itinéraire est alors essentielle. Avant le transport, il faut vérifier la largeur disponible, la hauteur libre, les rayons de giration, les ponts et ouvrages d’art, les restrictions de voirie, les zones de travaux, les accès aux sites de chargement et de livraison ainsi que les possibilités de manœuvre. Pour les convois très longs, très larges ou très lourds, quelques centimètres peuvent suffire à rendre un passage impossible et obliger à modifier le trajet ou l’organisation.
Dans des circonstances exceptionnelles, le préfet peut imposer des mesures d’accompagnement renforcées pouvant aller jusqu’à une escorte constituée des forces de l’ordre. Une assistance locale peut également être nécessaire pour franchir un point particulièrement difficile. L’organisation peut alors nécessiter une coordination avec les services instructeurs, les gestionnaires de voirie, la préfecture et, lorsque cela est prescrit, la police ou la gendarmerie.
Chez Drivet Transport International, l’objectif est d’anticiper ces contraintes dès l’étude du dossier : caractéristiques exactes de la marchandise, véhicule et remorque adaptés, conditions de chargement, autorisations, itinéraire, accompagnement éventuel et contraintes de livraison. Plus les dimensions et le poids sont importants, plus la préparation doit être précise afin de sécuriser le convoi, les autres usagers et la marchandise jusqu’à sa destination.